Un quatuor magique !

📷 France Olympique

Florent Manaudou, Melina Robert-Michon, Nantenin Keita et Alexis Hanquinquant ont été désignés porte-drapeaux pour les jeux olympiques et paralympiques 2024.

 

Melina Robert-Michon une longévité exceptionnelle

Melina Robert-Michon va disputer cet été ses 7ème jeux, vice championne olympique à Rio en 2016, aujourd’hui âgée de 44 ans, elle a décidé de mettre sa carrière un temps en pause pour fonder une famille avant de revenir à la compétition. Son courage et sa détermination forcent le respect.

« Il y avait un stress, beaucoup d’envie, beaucoup de plaisir, Chez les filles, la concurrence était rude, j’attendais avec impatience le résultat. Forcément, on va y laisser de l’influx mais on a aussi beaucoup à y gagner de partager ça avec le public, avec toute l’équipe de France, Ce seront de très très belles énergies et ça va nous porter et nous offrir un bel équilibre. »

 

Florent Manaudou la force tranquille

Florent Manaudou va disputer ses quatrième jeux, champion olympique ( à la surprise générale) à Londres en 2012 avant de décrocher l’argent à deux reprises ( 2016 et 2021 ) apprécié de tous, c’est la ‘ force tranquille ‘ du groupe France olympique.

« Je peux mourir tranquille, c’est bon, C’est un peu ce que j’ai ressenti quand on m’a annoncé ça. J’ai coché beaucoup plus de cases que je ne pensais en cocher quand j’étais petit. En ces temps de guerre, ou quand on voit la politique française, on voit qu’il y a beaucoup de déchirement, Je trouve que le sport est un vecteur d’unité très important donc si on pouvait, au moins le temps d’un été, avoir l’unité au sein de la France et aux yeux du monde, ce serait une bonne chose. »

 

Nantenin Keita

Nantenin Keita s’apprête de son côté à disputer ses 5eme jeux, championne paralympique sur 400m aux jeux de Rio 2016, elle a également décroché le bronze sur cette même distance aux jeux paralympiques de Pékin 2008 ainsi que le bronze sur le 100m aux jeux paralympiques de Londres 2012. Solaire, son parcours, son histoire sont très inspirants.

« Je l’ai appris au téléphone par Marie-Amélie Le Fur, la présidente du CPSF. Elle m’a fait une petite blague, J’ai la lourde tâche d’annoncer les bonnes nouvelles et les mauvaises. Tu vas devoir faire un peu plus de musculation car tu vas porter le drapeau. La cérémonie d’ouverture permet d’amplifier actions et messages qu’on souhaite porter. Pour moi, c’est encourager tous les athlètes à donner le meilleur d’eux-mêmes. C’est aussi montrer à chaque Français que malgré mon handicap, il y a un sport fait pour moi, dans lequel je peux m’épanouir. »

Alexis Hanquinquant un mental d’acier

Alexis Hanquinquant va disputer ses deuxièmes jeux paralympiques, médaille d’or du paratriathlon aux jeux de Tokyo 2021. Il a un parcours inspirant, son histoire est bouleversante un peu à l’image de Nantenin Keita.
« C’était très émouvant l’annonce, j’étais très content de vivre ça chez moi avec ma femme et mes enfants. Je vais essayer d’être le meilleur porte-drapeau et le meilleur porte-parole possible. C’est un souhait de renouer le sport avec tous les Français, handicap ou pas. Beaucoup de démarches ont déjà été faites mais les Jeux à Paris peuvent être un accélérateur incroyable, un énorme gain de temps sur le changement de regard sur le handicap, j’y crois beaucoup, c’est là-dessus que je veux faire changer les codes et les mentalités. »

 

Les jeux olympiques débutent dans 14 jours, les jeux paralympiques eux débutent dans 47 jours, la désignation des porte-drapeaux c’est un peu le coup d’envoi des jeux ! Durant ces deux quinzaines, les athlètes français vont être dignement représentés. Vivement le début de la compétition !

 

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