Une semaine seulement après avoir mis fin à 22 ans de disette en soulevant la Premier League, les Gunners Mikel Arteta se sont rendus sur la pelouse de la Puskás Aréna de Budapest. Face au Paris Saint-Germain, Arsenal disputait la deuxième finale de Ligue des Champions de son histoire, avec l’ambition d’écrire la plus belle de ses pages. Retour sur une soirée étouffante !

Le plan parfait des londoniens !
Mikel Arteta aligne son 4-2-3-1 de gala, misant sur une discipline de fer sans ballon pour contrer l’armada parisienne. Un pari payant dès les premières minutes.
En effet, à la 5e minute, un dégagement contré de Marquinhos rebondit sur Leandro Trossard et profite à Kai Havertz. Lancé depuis la ligne médiane, l’attaquant allemand fait parler sa froideur : il s’infiltre dans la surface et, malgré un angle fermé, fusille Matvey Safonov d’une frappe puissante sous la barre (1-0). Avec ce but, Havertz – joueur pourtant peu mis en avant – entre dans l’histoire en devenant le quatrième joueur seulement à marquer dans deux finales de C1 différentes avec deux clubs distincts.
Menant au score, les Gunners récitent ensuite leur partition préférentielle : un bloc bas compact, imperméable, asphyxiant totalement Khvicha Kvaratskhelia et privant Fabian Ruiz d’espaces. Porté par une charnière William Saliba – Gabriel Magalhães impériale, Arsenal ne concède presque rien en première période (32 attaques à 3 pour Paris, mais aucun tir cadré dangereux). À la pause, le plan de jeu du maestro Arteta semble imparable.
Le tournant physique et la résistance
Au retour des vestiaires, le rapport de force s’inverse. Privés de ballons et avec une fatigue qui s’accumule, les Gunners commencent à reculer face à un PSG plus entreprenant. Une frustration accentuée par les coups de sifflet répétés de l’arbitre Daniel Siebert pour de légères fautes, brisant le rythme des relances londoniennes.
À l’heure de jeu, le match bascule : Kvaratskhelia parvient à déborder Cristhian Mosquera dans la surface, provoquant la faute du jeune défenseur d’Arsenal. Penalty. Ousmane Dembélé prend David Raya à contre-pied et égalise (61e).
Sentant son équipe fléchir sous l’intensité, Arteta procède à des choix forts en lançant Jurriën Timber et Viktor Gyökeres à la place de Mosquera et du capitaine Martin Ødegaard. Le match devient alors irrespirable. Arsenal plie mais ne rompt pas, sauvé par le poteau sur un tir dévié par Myles Lewis-Skelly, puis par un ultime raté de Bradley Barcola à la 90e minute. Malgré une énorme situation litigieuse dans la surface parisienne sur une percussion de Noni Madueke non sifflée en prolongation, les deux équipes se neutralisent jusqu’au bout des 120 minutes.

Si Viktor Gyökeres, Declan Rice et Gabriel Martinelli transforment sereinement leurs tentatives, le tir d’Eberechi Eze est repoussé par Safonov. David Raya entretient l’espoir en stoppant la tentative de Nuno Mendes, mais au 5e passage, alors que Lucas Beraldo vient de marquer pour Paris, le brésilien Gabriel Magalhães s’avance pour maintenir Arsenal en vie. Alors que celui-ci avait livré une prestation d’anthologie pendant 120 minutes, sa tentative s’envole au-dessus de la transversale et élimine son équipe…
Arsenal s’incline cruellement (1-1, 4-3 t.a.b.). Les larmes de Declan Rice et le regard vide de Mikel Arteta sur la pelouse de Budapest résument l’abattement d’une équipe qui a tout donné. Arsenal aura touché du doigt son rêve européen pendant une heure….