
Cher Rafa,
Ce lundi, tu vas peut-être disputer le dernier match de ta carrière à Roland Garros, tu vas peut-être dire au revoir à ce public de Roland, à ce Court Philippe-Chatrier, Ton Court Philippe-Chatrier. Au fil des années, que dis-je, au fil des décennies, tu as fini par prendre tes aises ici et une histoire d’amour est née entre toi et les français. Entre nous, ça n’a pas tout de suite matché Rafa, je pense que bon nombre de fans de Roger vont se reconnaître, tu as longtemps gâché mes dimanches de juin, tu as gâché nos dimanches de juin Rafa…puis, j’ai grandi, le temps a fait son œuvre. J’ai compris aussi que je n’avais pas besoin de choisir entre toi et Roger, j’ai vraiment appris à t’apprécier et à admirer l’immense combattant que tu es, mais aussi et surtout l’immense joueur que tu es. J’ai envie d’avoir un mot, une pensée pour tes deux rivaux historiques Roger et Novak, tous les trois, vous avez emmené le tennis dans une autre dimension, vous avez banalisé l’exceptionnel. Lundi après-midi, tu vas être porté par tout un stade qui va chanter, pousser à l’unisson derrière toi, penser que tout à l’heure, sous les coups de 16/17h tu vas te présenter sur le court face à Alexander Zverev en victime expiatoire c’est mal te connaître… tu vas tout donner, t’arracher sur chaque balle comme tu l’as fait ces 20 dernières années et advienne que pourra…